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Harry Pepl * 1945  † 2005

Archives de presse

Ce qui a été écrit et diffusé sur Harry Pepl : critiques, portraits, entretiens et nécrologies, avec résumé et source. Les originaux sont protégés par le droit d'auteur et conservés aux archives ; nous les mettons à disposition de la recherche et de la presse sur demande.

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  1. avril 1998 · Entretien · DE

    Concerto (magazine musical), numéro 2/1998 : „Man könnte Klavierspielen müssen“

    Martin Schuster

    Entretien au Café Museum de Vienne, mené à l’occasion du CD de piano solo « Flow ». Pepl parle de ses débuts, du Jazzzwio, de son bref engagement auprès de Benny Goodman, du Real-time Composing (composition en temps réel) et de la technologie MIDI, et annonce des rééditions de « Gegenwind » et de « Montreux 81 ».

    Je voulais qu’on entende aussi l’espace sur le CD.

    Harry Pepl

    Mon principal problème, c’est l’hypertension. Encore une contradiction : de l’extérieur, je parais peut-être calme, mais à l’intérieur, ça court en moi comme un fou.

    En 1998, dans un entretien avec Martin Schuster pour le magazine musical autrichien Concerto, au Café Museum de Vienne, à l’époque de l’album pour piano « Flow ». Pepl parle ouvertement et avec autodérision de l’hypertension qui le tint éloigné de la scène à partir de 1994-1995, et du contraste entre calme extérieur et haute tension intérieure

    Harry Pepl

    Je suis un homme des contrastes, souvent très drôle ou ironique, puis de nouveau très triste. On l’entend sans doute aussi dans mon jeu

    En 1998, dans un entretien avec Martin Schuster (Concerto, magazine musical autrichien) au Café Museum de Vienne ; l’intervieweur décrit Pepl parlant d’une voix grave et douce, gloussant à un bon mot et redevenant sérieux l’instant d’après

    Harry Pepl

    Pour moi, la musique, ce sont des émotions et des souvenirs. Et même quand je joue quelque chose qui ne me plaît pas trop, ma tension monte, parce que ça me tape sur les nerfs.

    En 1998 dans Concerto, à propos de la guitare, qu’il ne toucha plus longtemps après 1994 parce qu’il craignait l’excitation ; „auf den Wecker gehen“ (littéralement « aller sur le réveil ») est une expression familière allemande pour « taper sur les nerfs », et la remarque est pleine d’autodérision. Au piano, il trouva ensuite une nouvelle liberté

    Harry Pepl