Archives de presse
Ce qui a été écrit et diffusé sur Harry Pepl : critiques, portraits, entretiens et nécrologies, avec résumé et source. Les originaux sont protégés par le droit d'auteur et conservés aux archives ; nous les mettons à disposition de la recherche et de la presse sur demande.
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20 mars 2024 · Entretien · DE
mica music austria (En ligne) : „Uns geht es darum, Gegensätze in unserer Musik zu manifestieren.“ (Raphael Preuschl, Fabulous Austrian Trio, im mica-Interview)
Michael Ternai
Entretien avec le bassiste Raphael Preuschl pour les 20 ans du Fabulous Austrian Trio avec Alex Machacek et Herbert Pirker. À propos du jeu de guitare de Machacek, il dit qu’il cherche à abolir les limites d’un instrument à cordes et rappelle le morceau de Harry Pepl « Man könnte Klavierspielen müssen ».
Harry Pepl a écrit un jour le morceau « Man könnte Klavierspielen müssen ». Je crois que l’intention d’Alex est de lever la limitation d’un instrument à cordes et de s’approprier la liberté polyphonique d’un instrument à clavier.
Raphael Preuschl
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10 février 1998 · Entretien · DE
Wiener Zeitung (p. 4, rubrique „Jazzignal“) : „Echtzeitkompositionen“
Christian Rösner
Portrait avec entretien autour de l’album de piano « Flow » (PAO Records). Après sa seconde hémorragie cérébrale et une pause, Pepl a fait du piano son instrument et développé encore son Real-Time Composing. Il raconte s’être installé pour l’enregistrement dans une salle de concert viennoise (l’article parle de la salle Bösendorfer), avoir joué une note et s’être laissé guider par l’acoustique, et évoque un concert de festival improvisé avec Jack DeJohnette.
On peut sans doute qualifier le guitariste et compositeur Harry Pepl de voix du jazz la plus singulière et en même temps la plus intransigeante d’Autriche.
Ce qui comptait pour moi, c’était de jouer une musique qui vient vraiment de l’intérieur et qui naît dans l’instant
En 1998, à propos du Real-time Composing au piano
Harry Pepl
j’ai joué une note, puis la deuxième, et à la troisième au plus tard Jack savait exactement où j’étais, et nous étions ensemble.
À propos d’un concert de festival avec Jack DeJohnette sans préparation commune, dans un entretien de 1998
Harry Pepl
Les compositions en temps réel fluides de Pepl sur « Flow » sont en tout cas pleines d’énergie et de sincérité ; compréhensibles dans leur expression et éloquentes.
La musique est ma vie, et je ne peux pas ne pas jouer
En 1998, dans un entretien avec la Wiener Zeitung, quotidien viennois, sur la période qui suivit sa seconde hémorragie cérébrale en 1994 : il ne pouvait d’abord plus être question de jouer de la guitare, il se tourna donc vers le piano, d’où naquit l’album « Flow » ; la double négation est voulue
Harry Pepl
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1996 · Autre · DE
PAO Records (CD-Booklet, CD 10140-2) : Booklettext zu „Flow“
Georg Pepl
Texte de livret de Georg Pepl, musicologue et fils aîné de Harry Pepl, pour l’album de piano solo « Flow » (enregistré le dimanche 10 mars 1996 dans la salle Brahms du Musikverein de Vienne), reproduit dans le livret aussi dans la traduction anglaise de Stephen Ferguson. Le texte présente l’improvisateur au piano comme image de l’isolement et de la liberté, et trace une ligne des « Fantaisies libres » de Carl Philipp Emanuel Bach, en passant par Mozart et Beethoven, jusqu’au jazz, qui a élevé des digues contre le « flot de l’improvisation ». Il lit l’écoulement qui donne son nom à l’album à travers les « Rêveries du promeneur solitaire » de Rousseau, le « Werther » de Goethe, le « sentiment océanique » de Freud et Herbert Marcuse. Au piano, Pepl savoure le fait de se fondre dans l’instant, les notes coulent « toutes seules, comme Silent Water ou comme Flow » ; dans « Grace & Gary » et « 2 Klavierpianos », il a improvisé une seconde piste de piano sur la première. Sur les titres : « Man könnte Klavierspielen müssen » comme réminiscence de Glenn Gould, « Improv 2 » des impromptus de Schubert, « Grace & Gary » du film « Le train sifflera trois fois » ; pour « 3 Mo », il cite Pepl lui-même (« mottig, mollig, momentig »). Le texte allemand est librement accessible en PDF, la version anglaise de Ferguson pour les utilisateurs connectés ; citations traduites de l’allemand.
Au piano, Harry Pepl savoure le bonheur de se fondre dans l’humeur de l’instant, de plonger dans un autre état. Les notes prennent leur indépendance, coulent toutes seules, comme Silent Water ou comme Flow.
Dans le choix de ses titres, Pepl se révèle un artiste profondément musical et romantique : musical par son jeu avec la langue, son écoute de ses rythmes, de ses doubles sens.
L’improvisateur se dissout dans le monde des sons, le pianiste se fond avec le piano, cesse d’être un sujet.
3 Mo signifie mottig, mollig, momentig. Mottig, parce que la musique sonne comme si les mites (Motten) étaient à l’affût.
Jeu de mots sur sa pièce pour piano « 3 Mo » de l’album « Flow » (1996) : trois adjectifs allemands commençant par « mo », qui évoquent Motten (mites), Moll (mode mineur) et Moment (instant)
Harry Pepl