Archives de presse
Ce qui a été écrit et diffusé sur Harry Pepl : critiques, portraits, entretiens et nécrologies, avec résumé et source. Les originaux sont protégés par le droit d'auteur et conservés aux archives ; nous les mettons à disposition de la recherche et de la presse sur demande.
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1996 · Autre · DE
PAO Records (CD-Booklet, CD 10140-2) : Booklettext zu „Flow“
Georg Pepl
Texte de livret de Georg Pepl, musicologue et fils aîné de Harry Pepl, pour l’album de piano solo « Flow » (enregistré le dimanche 10 mars 1996 dans la salle Brahms du Musikverein de Vienne), reproduit dans le livret aussi dans la traduction anglaise de Stephen Ferguson. Le texte présente l’improvisateur au piano comme image de l’isolement et de la liberté, et trace une ligne des « Fantaisies libres » de Carl Philipp Emanuel Bach, en passant par Mozart et Beethoven, jusqu’au jazz, qui a élevé des digues contre le « flot de l’improvisation ». Il lit l’écoulement qui donne son nom à l’album à travers les « Rêveries du promeneur solitaire » de Rousseau, le « Werther » de Goethe, le « sentiment océanique » de Freud et Herbert Marcuse. Au piano, Pepl savoure le fait de se fondre dans l’instant, les notes coulent « toutes seules, comme Silent Water ou comme Flow » ; dans « Grace & Gary » et « 2 Klavierpianos », il a improvisé une seconde piste de piano sur la première. Sur les titres : « Man könnte Klavierspielen müssen » comme réminiscence de Glenn Gould, « Improv 2 » des impromptus de Schubert, « Grace & Gary » du film « Le train sifflera trois fois » ; pour « 3 Mo », il cite Pepl lui-même (« mottig, mollig, momentig »). Le texte allemand est librement accessible en PDF, la version anglaise de Ferguson pour les utilisateurs connectés ; citations traduites de l’allemand.
Au piano, Harry Pepl savoure le bonheur de se fondre dans l’humeur de l’instant, de plonger dans un autre état. Les notes prennent leur indépendance, coulent toutes seules, comme Silent Water ou comme Flow.
Dans le choix de ses titres, Pepl se révèle un artiste profondément musical et romantique : musical par son jeu avec la langue, son écoute de ses rythmes, de ses doubles sens.
L’improvisateur se dissout dans le monde des sons, le pianiste se fond avec le piano, cesse d’être un sujet.
3 Mo signifie mottig, mollig, momentig. Mottig, parce que la musique sonne comme si les mites (Motten) étaient à l’affût.
Jeu de mots sur sa pièce pour piano « 3 Mo » de l’album « Flow » (1996) : trois adjectifs allemands commençant par « mo », qui évoquent Motten (mites), Moll (mode mineur) et Moment (instant)
Harry Pepl